Cas cliniques

Les plus grands noms de la dentisterie française et américaine se sont associés au laboratoire ITENA Clinical pour présenter et illustrer la performance de nos produits lors de cas cliniques complexes.

Grâce aux progrès constants des matériaux composites et des techniques d’adhésions, nous pouvons désormais proposer des restaurations esthétiques fiables et ayant une certaine longévité, mais à certaines conditions. Aujourd’hui, la restauration en composite est devenue la meilleure alternative aux matériaux à base d’alliage. De plus en plus de patients refusent toute obturation métallique nouvelle, et certains vont même jusqu’à demander le remplacement de leurs anciens amalgames par des matériaux plus esthétiques. Grâce aux progrès constants des matériaux composites, et surtout des techniques d’adhésions, nous pouvons proposer à nos patients des restaurations esthétiques fiables et ayant une certaine longévité à certaines conditions : bien choisir son composite, utiliser une technique de stratification qui permette d’orienter le retrait de polymérisation, réduire au minimum le stress de polymérisation, reconstruire un point de contact et une anatomie occlusale parfaite.

 

Pendant des années, les personnes enseignant la dentisterie esthétique se sont contentées d'aborder du bout des lèvres (sans jeu de mots) les zones orales et maxillo-faciales entourant les dents, tout comme l'importance du tissu mou extra-oral. J'aimerais remettre cette façon de penser en question et dire que nous, cliniciens et éducateurs dentaires, nous avons été dans l'erreur ces 30 dernières années. Le tissu mou facial fait partie intégrante de la dentisterie esthétique, et son importance est égale, voire oserais-je, supérieure aux dents dans la formation d'un beau sourire. Il est possible que la ou le patient(e) ait de belles dents avec les nouvelles couronnes que vous avez posées et qu'il présente un excès gingival maxillaire (sourire gingival) ; est-ce là tout ce à quoi se résume la dentisterie esthétique ? Vous venez peut-être de poser et de restaurer 6 implants antérieurs, et votre patient(e) sort de votre cabinet avec un déficit volumétrique lippeux et des lignes de lèvres radiales. Est-ce que ça, c'est de la dentisterie esthétique ? Quel est l'intérêt de poser 20 facettes si les patients ne peuvent pas montrer leurs dents parce qu'ils ne peuvent pas soulever leur lèvre supérieure ?

L'évolution des restaurations esthétiques et les exigences élevées des patients ont conduit à envisager la reconstitution pré-prothétique des moignons en matériaux translucides et sont en partie à l'origine de nouveaux concepts de reconstitutions des dents dévitalisées. Ainsi, la visibilité des inlays-core métalliques et des tenons en fibres de carbone au travers des couronnes tout-céramiques est un des problèmes auxquels se sont attelés les chercheurs et fabricants. Par ailleurs, le devenir des racines dans lesquelles un tenon métallique avait été placé pour servir de rétention à la reconstitution du moignon ou à la couronne prothétique elle-même (type Richmond) s'est avéré très aléatoire : nombreuses ont été les fissures, fêlures et fractures observées après l'extraction de la dent. La rigidité du tenon dont la résistance à la flexion est très élevée, et donc tout-à-fait différente de celle de la dentine radiculaire, pourrait être responsable de ces "catastrophes" prothétiques à moyen et long termes.

Dans le cadre des reconstitutions préprothétiques de la dent dépulpée, le praticien a le choix entre 2 types de reconstitutions corono-radiculaires:  les reconstitutions corono-radiculaires coulées (RCRC), les reconstitutions corono-radiculaires par matériau inséré en phase plastique (RMIPP). Pour ces dernières, le tenon (dans le cas où il est nécessaire) peut être métallique (en titane essentiellement) ou en fibre (de verre le plus souvent). Les paramètres cliniques à prendre en compte pour indiquer préférentiellement l’une ou l’autre de ces reconstitutions ont été bien codifiés par l’ANAES en 2003, même s’il n’existe pas aujourd’hui de consensus lorsqu’il reste 3 voire 2 parois dentinaires résiduelles (Bolla et al., 2007). Lorsque le praticien suit rigoureusement ces recommandations, le plus souvent il aboutit à une indication de RCRC. Toutefois, la demande esthétique croissante (en particulier pour les restaurations antérieures), le rejet du métal et une évolution de la dentisterie moderne vers une dentisterie moins mutilante sont autant d’éléments qui plaident pour que le praticien apprenne à maîtriser les RMIPP afin de les réaliser dans les meilleures conditions lorsque l’indication se pose.

Nous sommes en présence d’un patiente présentant une fracture importante de la centrale mandibulaire. La dent en question est dépulpée et toute la difficulté va être de réaliser une restauration esthétique avec la pose d’une couronne provisoire de qualité. Cette opération sera réalisée à l’aide de tenons cylindro-coniques, inox et calcinables DentoClic. La tête du tenon forme un double clipsage dans le matériau à empreinte ; cela verrouille le tenon dans son logement et permet aussi un éventuel repositionnement. Le tenon calcinable est de diamètre légèrement inférieur au tenon inox afin de pallier les variations volumétriques des matériaux utilisés au laboratoire.

 

 

 

 

Nous allons réaliser la reconstitution d’une molaire maxillaire par méthode directe à l’aide d’un tenon fibré. Ces tenons possèdent un module d’élasticité proche de la dentine ce qui permet une répartition homogène des contraintes mécaniques. Leur biocompatibilité est excellente, on évite le risque de corrosion ou de coloration tissulaire.